Curtina - Vidéos infrarouge sur le lieu dit de “Curtina”.
Installation vidéo en cours, 2026
À partir de 2024, je vis pendant deux années au lieu-dit de Curtina, en Corse : un domaine où affleurent dans les pierres les vestiges d'un ancien château, un parc paysager aujourd'hui en friche, les traces d'une magnificence passée.
Étrangère à cette terre, je n'en porte ni l'histoire ni les usages. J'y projette pourtant un imaginaire,, me tenant dans un entre-deux : ni complètement dedans, ni totalement dehors. Cette position fragile devient peu à peu un point d'observation.
Je commence à filmer quotidiennement ce lieu. Longtemps, je crois que les images finiront par me révéler quelque chose du lieu. Avec le temps, je comprends qu’elles viennent surtout m’éclairer sur mon propre regard. L'infrarouge naît de ce constat.
À la nuit tombée, cette technique fait apparaître un paysage qui échappe à notre perception ordinaire. Il ne s'agit pas de révéler un monde caché, mais de déplacer les conditions mêmes du regard.
Cette recherche entre en résonance avec les récits qui traversent le lieu. Dorothy Carrington écrivait que la Corse serait devenue une île « qui ne rêve plus ». À l'inverse, les figures des mazzeri, chasseurs en rêve de la tradition corse, témoignent d'un imaginaire où le visible et l'invisible demeurent poreux.
Je m’intéresse ainsi à ce que révèlent ces croyances : la possibilité qu'un paysage soit traversé par plusieurs régimes de présence.
L'infrarouge devient alors moins un procédé visuel qu'un outil de perception. Une manière de suspendre le regard ordinaire et de laisser apparaître une autre expérience du lieu.
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Installation vidéo en cours, 2026
À partir de 2024, je vis pendant deux années au lieu-dit de Curtina, en Corse : un domaine où affleurent dans les pierres les vestiges d'un ancien château, un parc paysager aujourd'hui en friche, les traces d'une magnificence passée.
Étrangère à cette terre, je n'en porte ni l'histoire ni les usages. J'y projette pourtant un imaginaire,, me tenant dans un entre-deux : ni complètement dedans, ni totalement dehors. Cette position fragile devient peu à peu un point d'observation.
Je commence à filmer quotidiennement ce lieu. Longtemps, je crois que les images finiront par me révéler quelque chose du lieu. Avec le temps, je comprends qu’elles viennent surtout m’éclairer sur mon propre regard. L'infrarouge naît de ce constat.
À la nuit tombée, cette technique fait apparaître un paysage qui échappe à notre perception ordinaire. Il ne s'agit pas de révéler un monde caché, mais de déplacer les conditions mêmes du regard.
Cette recherche entre en résonance avec les récits qui traversent le lieu. Dorothy Carrington écrivait que la Corse serait devenue une île « qui ne rêve plus ». À l'inverse, les figures des mazzeri, chasseurs en rêve de la tradition corse, témoignent d'un imaginaire où le visible et l'invisible demeurent poreux.
Je m’intéresse ainsi à ce que révèlent ces croyances : la possibilité qu'un paysage soit traversé par plusieurs régimes de présence.
L'infrarouge devient alors moins un procédé visuel qu'un outil de perception. Une manière de suspendre le regard ordinaire et de laisser apparaître une autre expérience du lieu.








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